À propos
Doctorant en IA, ingénieur et photographe — à l'intersection du patrimoine médiéval et de l'intelligence artificielle moderne.
Tout a commencé avec un ordinateur. J'étais jeune, fasciné par ce que cette machine pouvait réellement accomplir — non pas simplement exécuter des programmes écrits par d'autres, mais être façonnée, instruite, rendue capable de penser. Cette curiosité m'a conduit vers le code, puis vers l'apprentissage automatique, puis vers la vision par ordinateur, qui m'a occupé pendant près de deux ans. Lorsque j'ai commencé à la croiser avec les modèles de langage, quelque chose s'est mis en place : j'avais trouvé l'intersection où je voulais travailler. Cette intersection est aujourd'hui ma thèse.
Je suis doctorant en Intelligence Artificielle à l'Université de Toulouse (IRIT / IMT / CLLE), à la croisée de la vision par ordinateur et des grands modèles de langage — appliqués spécifiquement à la reconnaissance automatique de l'écriture manuscrite dans les manuscrits scientifiques arabes médiévaux. Ce sujet me parle à tous les niveaux : l'arabe est ma langue maternelle, et les manuscrits que j'étudie portent des siècles de savoirs islamiques en mathématiques, astronomie et médecine. Les rendre lisibles par les machines, c'est les rendre accessibles aux chercheurs du monde entier.
Parcours
Je suis marocain, originaire de Casablanca. J'ai obtenu mon baccalauréat en sciences mathématiques, puis intégré l'École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM Casablanca), où je me suis spécialisé en IA et informatique. Ma dernière année m'a amené à Toulouse pour un stage à l'IRIT, consacré à la segmentation médicale few-shot avec le méta-apprentissage — et je ne suis jamais vraiment reparti. Même laboratoire, équipe différente, et maintenant une thèse.
Avant Toulouse, j'ai également travaillé sur la vision par ordinateur appliquée aux sinistres automobiles chez SYGMA.AI, et sur la détection d'équipements de protection individuelle en environnement industriel chez Lesieur Cristal — deux domaines très différents qui ont affiné mon sens des problèmes appliqués.
Recherche
Ma thèse combine deux défis genuinement difficiles : la reconnaissance de texte manuscrit (HTR) dans des documents historiques dégradés, et les spécificités du l'arabe classique — une écriture cursive, contexte-dépendante, à la morphologie riche, tracée par des mains séparées par des siècles. Les manuscrits que j'étudie sont conservés dans des collections au Maroc, en Algérie et en Europe.
Au-delà de la reconnaissance, je travaille à la construction de modèles de langage entraînés sur le texte reconnu — des modèles capables de comprendre le vocabulaire, la grammaire et les structures sémantiques de la prose scientifique arabe médiévale. L'objectif : un collaborateur IA spécialisé pour les historiens des sciences.
Voir ma rechercheEn dehors du laboratoire
Je fais de la photographie — avec mon téléphone, délibérément. Ce qui m'attire, ce n'est pas la perfection technique mais l'instant : une émotion saisie à l'improviste, la lumière dans une ruelle de médina, la géométrie d'une façade inattendue. L'architecture m'intéresse profondément, en particulier médiévale — le poids et les proportions des voûtes gothiques, l'ornement des carreaux andalous, la logique qui tient une coupole Renaissance ensemble.
En dehors de ça : salle de sport, course à pied quand la météo le permet, beaucoup de films, séries et anime, jeux vidéo narratifs (ceux où l'écriture compte), et musique — si ça sonne bien, je l'écoute. Le genre n'a aucune importance.